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Appel de l’Assemblée Générale inter-établissements de l’académie de Nice, réunie le 5 mars 2009, aux directions des syndicats et des fédérations de l'enseignement public.
Dim 8 Mar - 23:22 par Jean Bart
Appel de l’Assemblée Générale inter-établissements de l’académie de Nice, réunie le 5 mars 2009, aux directions des syndicats et des fédérations de l'enseignement public.
Suppressions de postes, destruction des statuts des enseignants et des chercheurs, déqualification des concours via la « masterisation » et suppression de 9000 postes permise par l’élimination de l’année de...
Suppressions de postes, destruction des statuts des enseignants et des chercheurs, déqualification des concours via la « masterisation » et suppression de 9000 postes permise par l’élimination de l’année de...
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Compte-rendu de l'AG inter-établissements du jeudi 5 mars à 15h30, dans les locaux de la Bourse du Travail, 4 place St-François à Nice.
Dim 8 Mar - 23:21 par Jean Bart
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Compte-rendu de l'AG inter-établissements du jeudi 5 mars à 15h30, dans les locaux de la Bourse du Travail, 4 place St-François à Nice.
Étaient présents des collèg...
Compte-rendu de l'AG inter-établissements du jeudi 5 mars à 15h30, dans les locaux de la Bourse du Travail, 4 place St-François à Nice.
Étaient présents des collèg...
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Point de situation sur la réforme des lycée (17/7/08)+"Points de convergence"
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Point de situation sur la réforme des lycée (17/7/08)+"Points de convergence"
Je viens de relire le document intitulé « point de situation sur la réforme du lycée » daté du 17 juillet 2008 et qui est, je crois, le document le plus récent sur les intentions de réformes. Ce document énonce des principes généraux, parfois séduisants, mais sans ne rien dire sur la faisabilité et les conséquences de leurs applications concrètes. Je m’interroge et peut-être certains d’entre vous pourront-ils m’éclairer.
Si vous souhaitez le lire : http://www.education.gouv.fr/cid21733/point-de-situation-sur-la-reforme-du-lycee.html
Ce document fait un constat me semble-t-il assez juste des dysfonctionnements structurels du lycée : survalorisation de la série S, dévalorisation de la série L, statut intermédiaire et terne des séries ES. Persistance de l’orientation par défaut en L et STG. Dévoiement du statut de la seconde comme classe de détermination.
Les solutions envisagées tournent autour de deux axes :
- Sectionnement des enseignements en trois secteurs : généraux (le fameux « tronc commun ») complémentaire (c’est-à-dire « optionnel » avec obligation d’assiduité ») et d’accompagnement (soutien, aide aux devoir…). 60/25/15% en seconde. 45/45/10% dans le « cycle terminal ».
- L’autonomie des établissements.
Ces deux axes s’articulent entre eux.
Le premier point est justifié par la nécessité de restituer à la seconde sa fonction de détermination en permettant aux élèves de suivre un plus grand nombre de disciplines afin de se déterminer en connaissance de cause. Dans le « cycle terminal » il s’agit de permettre à l’élève de se construire un profil adapté à ses projets d’orientation dans les études supérieures.
Mais ce qui n’est pas précisé, ce sont les disciplines constituant les enseignements « fondamentaux ». On peut supposer que ce sont celle traditionnelles et enseignées au collège : français, maths, histoire-géo, LV1. Physique-chimie et SVT deviennent-elles optionnelles ? Comme spécialités scientifiques, on peut le supposer. Si l’on ajoute à cela celles qui le sont déjà (SES en particulier) et l’ensemble des spécialités STG (Eco-droit, commerce, gestion, etc. - il y en a actuellement 11) on voit mal comment l’élève de seconde pourrait les « essayer » toutes pour se déterminer, même si l’on rend (comme cela est proposé) ces enseignements « semestriels » ! On ne peut guère envisager plus de 4 modules complémentaires (deux par semestre). Ainsi, les établissements, dans la logique « d’autonomie » seraient-ils appelés à se spécialiser et à entrer en concurrence entre eux (et je ne parle même pas de la concurrence entre les disciplines elles-mêmes, sur la base de cette configuration fatale : « venez dans mon option, petit élèves » dit le serpent Kaa !) : « En outre, elles [les « activités » complémentaires] pourraient être un domaine privilégié de l'autonomie de l'établissement. »
Si l’on applique à présent le dispositif au « cycle terminal » : c’est pire ! Rien n’est dit dans le document sur ce qui constituerait le « tronc commun » dans ce cycle. Mais réduit à 45% de l’enseignement et dans une perspective de spécialisation après la seconde, il ne peut être que spécialisé lui-même, du genre : lettres-philo, maths-physique, maths-SVT, Gestion-Eco-droit… ou quelque chose comme ça. Ce n’est ni plus ni moins qu’une recréation des filières et des « tuyaux d’orgue » -comme dit Darcos !
Cela montre (si mon interprétation est juste – mais le document est obscur) que ce n’est pas le démantèlement des filières qui est visé, mais bel et bien le démantèlement d’un enseignement initial et fondamental identique et égal pour tous, via l’autonomie des établissements. La sélection ne se fera plus désormais par filières, mais par établissement : d’où la suppression de la carte scolaire ! Tout cela semble parfaitement cohérent.
J’ai aussi relu la « feuille de route » signée par divers syndicats (dont je ne vois pas sur le document officiel la signature de la CGT Educ’action, qui prétend avoir dénoncé son engagement – comprenne qui peut !) Il apparaît clairement que ce texte, encore plus édulcoré que le précédent (qui a été publié après) suit pourtant le premier dans ses grandes lignes et que les syndicats y ont adossé leur sceau ! Les principes (intitulés « points de convergence ») qui y sont formulés sont suffisamment ambigus et vagues pour être consensuels, mais aussi suffisamment précis pour refléter les intentions réelles du Ministère : celles avancées dans le communiqué du 17 juillet 2008 – et dont je viens de parler.
La encore, consultation sur la page : http://media.education.gouv.fr/file/07_juillet/20/1/Reforme_lycee_points_convergence_organisations_syndicales_32201.pdf
Je vous laisse juge...
Si vous souhaitez le lire : http://www.education.gouv.fr/cid21733/point-de-situation-sur-la-reforme-du-lycee.html
Ce document fait un constat me semble-t-il assez juste des dysfonctionnements structurels du lycée : survalorisation de la série S, dévalorisation de la série L, statut intermédiaire et terne des séries ES. Persistance de l’orientation par défaut en L et STG. Dévoiement du statut de la seconde comme classe de détermination.
Les solutions envisagées tournent autour de deux axes :
- Sectionnement des enseignements en trois secteurs : généraux (le fameux « tronc commun ») complémentaire (c’est-à-dire « optionnel » avec obligation d’assiduité ») et d’accompagnement (soutien, aide aux devoir…). 60/25/15% en seconde. 45/45/10% dans le « cycle terminal ».
- L’autonomie des établissements.
Ces deux axes s’articulent entre eux.
Le premier point est justifié par la nécessité de restituer à la seconde sa fonction de détermination en permettant aux élèves de suivre un plus grand nombre de disciplines afin de se déterminer en connaissance de cause. Dans le « cycle terminal » il s’agit de permettre à l’élève de se construire un profil adapté à ses projets d’orientation dans les études supérieures.
Mais ce qui n’est pas précisé, ce sont les disciplines constituant les enseignements « fondamentaux ». On peut supposer que ce sont celle traditionnelles et enseignées au collège : français, maths, histoire-géo, LV1. Physique-chimie et SVT deviennent-elles optionnelles ? Comme spécialités scientifiques, on peut le supposer. Si l’on ajoute à cela celles qui le sont déjà (SES en particulier) et l’ensemble des spécialités STG (Eco-droit, commerce, gestion, etc. - il y en a actuellement 11) on voit mal comment l’élève de seconde pourrait les « essayer » toutes pour se déterminer, même si l’on rend (comme cela est proposé) ces enseignements « semestriels » ! On ne peut guère envisager plus de 4 modules complémentaires (deux par semestre). Ainsi, les établissements, dans la logique « d’autonomie » seraient-ils appelés à se spécialiser et à entrer en concurrence entre eux (et je ne parle même pas de la concurrence entre les disciplines elles-mêmes, sur la base de cette configuration fatale : « venez dans mon option, petit élèves » dit le serpent Kaa !) : « En outre, elles [les « activités » complémentaires] pourraient être un domaine privilégié de l'autonomie de l'établissement. »
Si l’on applique à présent le dispositif au « cycle terminal » : c’est pire ! Rien n’est dit dans le document sur ce qui constituerait le « tronc commun » dans ce cycle. Mais réduit à 45% de l’enseignement et dans une perspective de spécialisation après la seconde, il ne peut être que spécialisé lui-même, du genre : lettres-philo, maths-physique, maths-SVT, Gestion-Eco-droit… ou quelque chose comme ça. Ce n’est ni plus ni moins qu’une recréation des filières et des « tuyaux d’orgue » -comme dit Darcos !
Cela montre (si mon interprétation est juste – mais le document est obscur) que ce n’est pas le démantèlement des filières qui est visé, mais bel et bien le démantèlement d’un enseignement initial et fondamental identique et égal pour tous, via l’autonomie des établissements. La sélection ne se fera plus désormais par filières, mais par établissement : d’où la suppression de la carte scolaire ! Tout cela semble parfaitement cohérent.
J’ai aussi relu la « feuille de route » signée par divers syndicats (dont je ne vois pas sur le document officiel la signature de la CGT Educ’action, qui prétend avoir dénoncé son engagement – comprenne qui peut !) Il apparaît clairement que ce texte, encore plus édulcoré que le précédent (qui a été publié après) suit pourtant le premier dans ses grandes lignes et que les syndicats y ont adossé leur sceau ! Les principes (intitulés « points de convergence ») qui y sont formulés sont suffisamment ambigus et vagues pour être consensuels, mais aussi suffisamment précis pour refléter les intentions réelles du Ministère : celles avancées dans le communiqué du 17 juillet 2008 – et dont je viens de parler.
La encore, consultation sur la page : http://media.education.gouv.fr/file/07_juillet/20/1/Reforme_lycee_points_convergence_organisations_syndicales_32201.pdf
Je vous laisse juge...
Dernière édition par Eole le Jeu 25 Sep - 9:10, édité 1 fois
Eole- Nombre de messages: 9
Qualité (prof de ?, parent, élève, etc): prof de philosophie
Etablissement (précisez la ville): Lycée A. Renoir, Cagnes-sur-mer
Prenom: Bernard
Date d'inscription: 20/09/2008
Re: Point de situation sur la réforme des lycée (17/7/08)+"Points de convergence"
Il est clair que Darkos navigue à vue : le flou de ses propos découle aussi bien de sa peur de voir à nouveau se dresser contre lui la profession (où couve à mon sens une colère qui n'attend qu'une étincelle pour se réactiver) que du calendrier qui lui impose de dévoiler quelques pistes au risque de prendre du retard dans son marathon de (contre-)réformes.
Rajoutons à cela l'attente des résultats des élections professionnelles, et on obtient cet art du clair-obscur dont tu parles ...
Rajoutons à cela l'attente des résultats des élections professionnelles, et on obtient cet art du clair-obscur dont tu parles ...
Jean Bart- Nombre de messages: 15
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Etablissement (précisez la ville): Cagnes-sur-mer
Prenom: Antonio
Date d'inscription: 20/09/2008
Re: Point de situation sur la réforme des lycée (17/7/08)+"Points de convergence"
J'en suis réduit à me répondre à moi-même ! La schizophrénie est un exercice difficile pour un non-schizophrène !
Je voulais seulement ajouter que dans le communiqué ministériel du 17/7/08, les enseignements fondamentaux sont dénommés "enseignements" et les enseignements complémentaires "activités". Cela pose avant tout le statut de l'enseignement, mais cela pose plus "techniquement" le statut de l'évaluation. Les inscrits aux enseignements complémentaires ne serait-ils que des consommateurs de "propositions d'enseignement" ? L'enseignant dans sa discipline ne deviendrait-il qu'un "informateur" de sa discipline ? Quelqu'un qui n'a pas à instruire, mais à convaincre de la valeur de son instruction, face à d'autres qui en font de même ?

Je voulais seulement ajouter que dans le communiqué ministériel du 17/7/08, les enseignements fondamentaux sont dénommés "enseignements" et les enseignements complémentaires "activités". Cela pose avant tout le statut de l'enseignement, mais cela pose plus "techniquement" le statut de l'évaluation. Les inscrits aux enseignements complémentaires ne serait-ils que des consommateurs de "propositions d'enseignement" ? L'enseignant dans sa discipline ne deviendrait-il qu'un "informateur" de sa discipline ? Quelqu'un qui n'a pas à instruire, mais à convaincre de la valeur de son instruction, face à d'autres qui en font de même ?

Eole- Nombre de messages: 9
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